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Le CRCDC

Nos Recherches et Expérimentations

La recherche est un enjeu essentiel dans la lutte contre le cancer, aussi nous participons à des programmes, mutualisons les connaissances et favorisons les coopérations, interdisciplinaires, nationales et internationales.

Cet espace met en avant les recherches en cours et les initiatives innovantes destinées à renforcer l’efficacité des dispositifs de prévention et de dépistage.

Le cancer du sein

> MyPebs (My Personal Breast Screening) – Étude internationale sur le dépistage personnalisé du cancer du sein

Dans le cadre d’une étude internationale randomisée menée dans six pays (Belgique, Espagne, France, Israël, Italie et Royaume-Uni), … (lire la suite)

Dans le cadre d’une étude internationale randomisée menée dans six pays (Belgique, Espagne, France, Israël, Italie et Royaume-Uni), une comparaison est effectuée entre un dépistage personnalisé basé sur le risque individuel et le dépistage standard, chez les femmes âgées de 40 à 70 ans.

En France, l’étude est conduite dans 36 départements répartis sur 10 régions, dont le Grand Est, avec une participation des départements de la Moselle (9 investigateurs) et de la Meurthe-et-Moselle (6 investigateurs).

Calendrier :

  • 2022 : inclusion de 145 femmes dans le Grand Est, dont 123 répondants aux critères d’inclusion ;
  • Juillet 2023 : fin de la phase d’inclusion – recrutement final de 53 143 participantes ;
  • 2024-2027 : suivi
  • 2027 : analyse finale des résultats (incidence des cancers de stade 2 et plus dans les deux bras).

> Etude DEPREV2021 – Auto-compression mammaire dans le dépistage organisé du cancer du sein (DOCS) – AAP INCa

L’étude DEPREV 2021 vise à évaluer la généralisation de la technique d’auto-compression mammaire(lire la suite)

L’étude DEPREV 2021 vise à évaluer la généralisation de la technique d’auto-compression mammaire dans le dépistage organisé du cancer du sein (DOCS) dans le Grand Est.

Elle a pour objectifs l’amélioration du taux de fidélisation au dépistage, l’évaluation de l’acceptabilité de l’auto-compression et sa faisabilité à grande échelle et la confirmation du maintien des performances du DOCS avec cette technique.

Dans ce cadre, le CRCDC Grand Est informe et mobilise les radiologues qui participent au DOCS, recueille et centralise les questionnaires d’évaluation qu’il transmet ensuite à l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL) pour analyse.

Calendrier :

  • Juin 2023 à décembre 2024 : inclusion des femmes dans 24 cabinets de radiologie ;
  • Fin décembre 2024 : 2 712 femmes incluses (1 522 dans le bras standard vs 1 210 dans le bras auto-compression).

Perspectives : l’étude, qui s’inscrit dans la continuité des travaux publiés en 2019 dans JAMA Internal Medicine, pourrait conduire à une extension nationale de la pratique de l’auto-compression mammaire dans le cadre du DOCS.

L’étude « Facteurs associés au report et à la non-réalisation du dépistage organisé du cancer du sein dans l’Aube durant la pandémie de COVID-19 »,(lire la suite)

L’étude « Facteurs associés au report et à la non-réalisation du dépistage organisé du cancer du sein dans l’Aube durant la pandémie de COVID-19 », menée par le Dr Jean Papadacci Stephanopoli en collaboration avec le CRCDC Grand-Est, a évalué l’impact de la pandémie sur la participation au DOCS.

Cette recherche, intégrée à une thèse de médecine générale soutenue en 2023, visait à décrire et expliquer les reports ou l’abandon du dépistage, hors période de premier confinement, chez les femmes ayant participé deux ans auparavant (identification des facteurs influençant la participation au DOCS, analyse de l’impact de la pandémie sur le dépistage).

  • 6 282 femmes incluses (Aube) ;

Calendrier :

  • 2020-21: envoi des invitations au dépistage organisé ;
  • 2022 : Analyse de 2 301 questionnaires retournés.

Principaux résultats :

Les femmes les plus concernées par un report ou une non-réalisation de la mammographie de dépistage étaient :

  • Les plus jeunes, sans suivi gynécologique régulier ou ne participant pas au dépistage du cancer colorectal ;
  • Celles ayant exprimé une faible satisfaction vis-à-vis de leur dernière mammographie en 2018 ;
  • Les femmes ayant un niveau d’étude supérieur ou égal au baccalauréat, vivant dans des communes socialement défavorisées.

L’impact direct de la COVID-19 sur la participation au DOCS n’a pas été clairement mis en évidence, en raison de plusieurs limites méthodologiques :

  • Construction du questionnaire et potentiels biais de classification ;
  • Un nombre significatif de femmes se considérant comme à jour, bien que leur mammographie ait été retardée.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans Cancer Medicine :

Stephanopoli JP, Bouazzi L, Guerbaz-Sommi M, Graesslin O, et al. Factors associated with deferral or non-performance of an organized breast cancer screening program during the COVID-19 pandemic in France. Cancer Med. 2024 Aug;13(16):e7444. doi:10.1002/cam4.7444

Le cancer colorectal

> Expérimentation de l’envoi postal direct du kit de dépistage du cancer colorectal (KITCOLO21-002) – AAP INCa

Cette expérimentation KITCOLO21-002, en partenariat avec le CIRC Lyon (OMS) et l’Université de Brest (étude médico-économique), est financée par l’INCa. … (lire la suite)

Cette expérimentation KITCOLO21-002, en partenariat avec le CIRC Lyon (OMS) et l’Université de Brest (étude médico-économique), est financée par l’INCa. Elle vise à mesurer l’efficacité d’une nouvelle stratégie d’envoi direct du kit de dépistage du cancer colorectal (CCR) au domicile des patients, sans commande préalable, sur la participation au dépistage et la réalisation d’une coloscopie en cas de test positif. 3 groupes se différencient soit par l’envoi direct du kit avec l’invitation (tous âges – 30 000 personnes), soit par l’envoi d’une pré-invitation pour les primo-entrants, suivie d’un envoi direct du kit avec l’invitation (3 000 personnes), soit par l’envoi d’une invitation classique, sans envoi du kit (30 000 personnes)

Calendrier :

  • Mars 2023: réunion de lancement ;
  • Avril à septembre 2023: envoi des invitations (Ardennes, Meurthe-et-Moselle et Moselle) ;
  • 2024: environ 60 000 relances (à 1, 5 et 10 mois) et 3 970 tests immunologiques réalisés.

Résultats intermédiaires :

L’analyse intermédiaire montre entre autres :

  • Un taux de participation très supérieur chez les primo-entrants (50-52 ans) par rapport au groupe contrôle ;
  • Aucun impact défavorable de la procédure d’envoi direct sur la réalisation d’une coloscopie à la suite d’un test positif.

L’analyse qualitative des entretiens semi-directifs révèle une perception positive de la procédure, jugée claire et pratique, favorisant la démarche de prévention. Perception partagée par toutes les personnes ayant recu le kit, qu’elles aient été ou non participantes. Les freins à la participation étaient ceux habituellement retrouvés dans la littérature : négligence, autre priorité, appréhension des résultats.

Les médecins interrogés soulignaient la pertinence d’un accès élargi mais exprimaient des réserves sur l’absence de consultation préalable (risque de mésusage). Ils insistaient par ailleurs pour que le nom du médecin traitant soit mentionné systématiquement lors de l’envoi du kit afin d’assurer un suivi adéquat en cas de test positif.

Communication Orale aux Late Breaking abstracts des JFHOD 2025 « Étude KITCOLO – Dépistage organisé du cancer colorectal : évaluation d’une stratégie d’envoi postal direct du kit immunologique à domicile en France » (22/03/2025)

Le cancer du col de l’utérus

> RESISTE : Utilisation de l’Auto-prélèvements vaginal (APV) chez les femmes en situation de précarité

Ce projet vise à améliorer le dépistage du cancer du col de l’utérus chez des femmes socialement défavorisées et non suivies (lire la suite)

Ce projet vise à améliorer le dépistage du cancer du col de l’utérus chez des femmes socialement défavorisées et non suivies grâce à l’envoi direct d’un kit d’APV en remplacement de la relance classique et en intégrant une action incitative combinée auprès des acteurs de soins primaires. L’objectif est d’évaluer l’efficacité, les enjeux éthiques et économiques de cette approche.

La coordination scientifique de cette étude est réalisée par le Pr Marc Bardou (CHU Dijon) avec la participation de l’équipe Soins Primaires et Prévention – CESP INSERM et en collaboration avec l’Assurance Maladie pour l’identification des participantes.

Calendrier :

  • Janvier 2022 : envoi d’invitations classiques au dépistage du cancer du col de l’utérus ;
  • 1er trimestre 2023 : envoi de courriers de pré-notifications à 3 350 femmes ;
  • Entre mars et juin 2023 : envoi de kits d’auto-prélèvement à 2 248 femmes ;
  • Jusqu’en avril 2024 : 275 auto-prélèvements réalisés

Avril 2025 : lancement d’une étude ancillaire de mesure des préférences des femmes selon la méthode Discrete Choice Experiment (DCE) (envoi de 3 000 courriers d’invitation)

> Cohorte vaccinale anti-HPV Alsace : suivi des jeunes filles vaccinées pour évaluer l’impact de la vaccination sur les lésions du col de l’utérus

La cohorte vaccinale anti-HPV en Alsace, une étude unique en France, est en cours depuis 2012 avec une autorisation, … (lire la suite)

La cohorte vaccinale anti-HPV en Alsace, une étude unique en France, est en cours depuis 2012 avec une autorisation, renouvelée en septembre 2021, d’enregistrement des remboursements jusqu’en 2029. Elle regroupe l’ensemble des remboursements de vaccin anti-HPV, réalisés par les grands régimes d’assurance maladie, et à destination des jeunes filles alsaciennes, depuis 2009-2010.

Elle a pour objectifs de mesurer l’impact réel de la vaccination anti-HPV en population, de suivre la pertinence de la pratique vaccinale et d’optimiser la qualité de la pratique vaccinale.

Elle se base sur le recueil des données concernant les remboursements de vaccins auprès des organismes d’Assurance Maladie (depuis 2009 ou 2010), la validation des données auprès des patientes et des médecins prescripteurs, la création d’une base nominative et le croisement des données avec celles du dépistage et des lésions histologiques du col de l’utérus.

Calendrier :

  • 2009 : enregistrement et stockage des remboursements par les caisses d’AM ;
  • 2012 : démarrage de l’étude ;
  • Septembre 2021 : renouvellement de l’autorisation CNIL ;
  • 2023 : démarrage théorique du croisement de données avec la base de dépistage du cancer du col de l’utérus (en attente).

Avancement au 15 novembre 2024 :

Nb total de dossiers : 96 511
Nb dossiers pour jeunes filles nées >= 01/01/1995 (14 ans en 2009) : 85 603
Nb dossiers pour jeunes filles pour appariement avec base dépistage (nées entre [1997-1998] (14 ans en [2011-2012] et 25 ans en [2022-2023]) : 7 797
Nb dossiers pour jeunes filles avec 1er remb [11-18] ans et nouveau remb >=19 ans avec délai 1er et dernier remb >36 mois : 762

Nb Total de remboursements faits jusqu’en avril 2024, importés dans la base : 198 766
Nb remb >= 2 doses dont 1ère à <=14 ans (après redistribution*) : 44 598
Nb remb >= 3 doses dont 1ère entre [15 et 19 ans] (après redistribution*) : 13 804
Nb remb >= 2 doses dont 1ère à <=14 ans + >=3 doses dont 1ère entre [15 et 19 ans] (après redistribution*) : 62 263

* redistribution : entre mère et fille ou entre sœurs

Nb total de dossiers avec informations sur les injections : 18 165
Nb total injections créées après vérification chez famille ou docteur : 44 258

À la suite de la dernière salve d’imports qui a eu lieu durant le 2ème trimestre 2025 :

103 285 dossiers dans la base

  • 92 132 jeunes filles nées >= 01/01/1995 (14 ans en 2009)
  • 7 828 jeunes filles pour appariement avec base dépistage (nées entre [1997-1998] (14 ans en [2011-2012] et 25 ans en [2022-2023]

212 460 remboursements faits jusqu’en décembre 2024, importés dans la base.

Résultats intermédiaires au 15 novembre 2024 :

  • Respect des recommandations en termes d’âge de vaccination : 11-13 ans et en rattrapage jusqu’à 19 ans ;
  • C2S significativement moins vaccinées que non C2S (OD = 0,49 [0,44 – 0,54]) ;
  • Redistribution : entre mère et fille ou entre sœurs ;
    • C2S significativement moins vaccinées que non C2S (OD = 0,4 [0,35 – 0,45]) ;

Augmentation constante du nombre de jeunes filles vaccinées. Impact de la crise due au Covid-19.

> MIRABELLE – Evaluation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus (DOCCU) par auto-prélèvement proposé à l’invitation – AAP INCa AGIR-SP 2023

L’étude MIRABELLE vise à faciliter l’accès au dépistage du cancer du col de l’utérus pour les femmes préférant (lire la suite)

L’étude MIRABELLE vise à faciliter l’accès au dépistage du cancer du col de l’utérus pour les femmes préférant éviter le prélèvement par frottis lors d’une consultation chez un professionnel de santé médicale, et ce, afin d’améliorer la participation au programme de dépistage organisé (DOCCU). Deux stratégies seront étudiées : l’envoi direct de l’auto-prélèvement vaginal (APV) au domicile de la femme avec une lettre d’invitation ou le choix entre réaliser l’auto-prélèvement à domicile ou consulter un professionnel de santé pour un frottis.

La coordination scientifique de cette étude est réalisée par le CIRC Lyon (OMS) en collaboration avec le CHU de Reims pour les analyses biologiques et le CHRU de Nancy pour son évaluation économique.

Calendrier :

  • Mai 2025 : randomisation de 6 femmes (Marne et Aube) en 3 groupes :
    • Groupe 1 : envoi d’une invitation associée à un APV au domicile avec une relance par SMS à 3 mois et 2 relances par courrier à 6 et 12 mois ainsi qu’une téléassistance à la prise de rendez-vous pour la réalisation d’un frottis de triage en cas d’HPV positif ;
    • Groupe 2 : envoi d’une invitation avec le choix soit de consulter un professionnel de santé pour la réalisation du test de dépistage soit de commander un APV auprès du CRCDC GE + envoi d’une relance par SMS (à 3 mois) + envoi d’une relance classique courrier (à 6 mois) + envoi d’une relance associée à un test APV (à 12 mois) ;
    • Groupe 3 : envoi d’une invitation + envoi d’une relance courrier à 6 mois + envoi d’une relance classique associée à un test APV (à 12 mois).
  • Juin 2025 : envoi des invitations aux femmes ;
  • Septembre 2025 : envoi des relances SMS à 3 mois pour le groupe 1 et 2. Accompagnement et suivi et avec aide à la prise de rendez-vous par le CRCDC Grand Est en cas de test HPV positif ;
  • Décembre 2025 :  relance à 6 mois ;

Jusqu’en juin 2027 : relances et suivi.

Plus de renseignements : lien vers la page dédiée

> Etude AGIR SP 2022 : Action de prévention des cancers – patientèle des Maisons de Santé Pluridisciplinaires – AAP INCa

L’étude vise à évaluer si la remise d’un questionnaire en salle d’attente permet d’initier un échange sur le dépistage des cancers lors de la consultation … (lire la suite)

L’étude vise à évaluer si la remise d’un questionnaire en salle d’attente permet d’initier un échange sur le dépistage des cancers lors de la consultation et de faciliter la mission du médecin généraliste en sensibilisant préalablement le patient à la prévention. In fine, il s’agit d’augmenter la participation aux trois dépistages organisés (DO).

Un dispositif d’aller-vers a été mis en place dans des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) volontaires (implantées en zones précaires – en lien avec l’Assurance Maladie). Un questionnaire d’étude traduit en sept langues, a été distribué en salle d’attente.

Calendrier :

  • Mars 2023 : conception du questionnaire, sélection des maisons de santé, choix des langues, visites d’information ;
  • Octobre 2023 – février 2024 : inclusion dans 23 maisons de santé du Grand Est durant 3 mois ;

Résultats : 3 750 questionnaires recueillis, dont 3 651 inclus.

L’évaluation (en cours) se base sur l’analyse des questionnaires patients, la satisfaction des professionnels de santé et l’impact sur la participation aux DO et le nombre de kits remis.

Les données préliminaires (4 MSP de Meurthe-et-Moselle) montrent une hausse de la participation au DO du cancer colorectal, tandis que celles des cancers du sein et du col de l’utérus restent globalement stables, avec une amélioration notable dans une seule MSP.

L’initiative a été bien accueillie par les professionnels de santé (85,2 % la recommandent, 62,5 % déclarent aborder plus fréquemment le dépistage grâce au support visuel).

Des difficultés ont été relevées : manque de temps, faible mobilisation des populations cibles et absence de consultations dédiées.

Perspectives : Plusieurs MSP souhaitent pérenniser l’usage du questionnaire. Parallèlement, une valorisation scientifique est envisagée sous la forme d’une publication académique.